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Grève SNCF : FiRST fait le point

 

 

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Tout d’abord, FiRST tient à rappeler, s’il le faut encore :

  • Que nous figurons parmi les syndicats ayant adopté les positions les plus fermes contre une réforme de la SNCF (votée en 2014) prévoyant l’abrogation du RH 0077 et le retour de la dette ferroviaire infrastructures (environ 40 milliards d’euros) dans le giron de la SNCF. Cette réforme avait été soutenue par la CFDT et l’UNSA
  • Que nous avons appelé les cheminots à participer à la majorité des actions destinées à maintenir les acquis sociaux cela avant, pendant et après la réforme et notamment durant tous ce début 2016.
  • Que nous avons toujours soutenu les cheminots impliqués dans les mouvements, car si des avancées devaient se confirmer, elles seraient à mettre exclusivement sur le compte des agents qui se sont mobilisés.
  • Que le but de FiRST est d’alimenter les réflexions des cheminots, seuls à même de juger de la pertinence de leur implication, et qu’en conséquence FiRST se réserve bien entendu le droit de livrer son analyse sur les modalités d’action proposées par les autres syndicats.

 

Concernant le conflit en cours, FiRST constate que :

 

  • Selon des éléments livrés par la presse le RH 0077, abrogé, serait intégralement repris dans le cadre d’un accord d’entreprise.
  • Cette affirmation n’a toutefois pas été officiellement confirmée, et les conditions dans lesquelles l’annonce à été faite, ainsi que la nature des protagonistes laissent planer un doute légitime.
  • FiRST déplore et condamne fermement les conditions, pour le moins occultes, dans lesquels se sont déroulés certains échanges avec le Gouvernement.
  • Toutefois, si l’engagement du maintien intégral du contenu du RH 0077 était confirmé, FiRST considérait cela comme une avancée significative.

Le Gouvernement a également pris le parti de relancer les discutions sur la dette du système ferroviaire, réintégrée dans le giron de la SNCF via la réforme, toujours avec le soutien des syndicats d’accompagnement. Sur ce point, aucune avancée réelle n’est à noter pour l’instant.

La Convention Collective ferroviaire doit, quant à elle, faire encore l’objet de discussions et d’évolutions. Pour autant, son impact sur les conditions de travail des cheminots de la SNCF serait nul, si un accord d’entreprise au niveau du RH 0077 était signé à la SNCF.

FiRST a toujours milité en faveur d’une convention collective du plus haut niveau possible, sachant qu’au niveau du patronat (surtout des entreprises privés), celui-ci refusera un alignement sur le RH 0077.

Pour FiRST, il appartient avant tout aux salariés des entreprises privées, premiers bénéficiaires de la convention collective, de se mobiliser pour obtenir des conditions de travail de haut niveau. A charge, pour les cheminots de la SNCF, d’exprimer leur solidarité le moment venu. Il appartient aussi à la direction de la SNCF, bien représentée à la tête de l’UTP, d’agir avec force pour limiter le dumping social… maintenant qu'elle éprouve plus de difficulté à remettre en cause les acquis de ses agents.

La direction à maintes fois prouvé sa capacité à agir sur les leviers pour défendre ses ambitions. Qu'elle le fasse pour une fois dans l'intérêt de tous les cheminots !

Quant à la loi El Kohmri, FiRST n’a jamais caché son opposition farouche à l’inversion de la hiérarchie des normes contenue dans son article 2, même si l’impact de cette loi n’aura, dans un premier temps, qu’un impact limité sur la SNCF. Il appartient aux cheminots de la SNCF de s’interroger sur la pertinence de leur implication dans une lutte, si fondée soit elle, au regard des critiques et condamnations lancées contre eux par certains salariés du privé dont ils défendent les intérêts.

FiRST rappelle qu’en 2010, la mobilisation des cheminots contre une nouvelle réforme du régime GENERAL de retraite leur avait apporté plus de condamnations que de soutiens !

 

Tous ces éléments ont conduit FiRST à ne pas réalimenter, par de nouveaux appels, le conflit en cours, tout en soutenant ceux qui y sont impliqués. Hier, le taux provisoire de grévistes annoncé par l’entreprise était de 17 %. A méditer.

 

 

SNCF : FiRST ne relance pas la grève

 

FiRST fait partie des syndicats qui ont plaidé pour la fermeté contre les menaces pesant sur les acquis des cheminots en les invitant à s’inscrire dans un mouvement reconductible dès le 18 mai. D’autres organisations ont choisi d’autres options : multiplication des grèves « carrées » ou « rectangles » (2 jours consécutifs renouvelés), appel à une grève reconductible mais à une date ultérieure…

 

FiRST constate et regrette qu’une nouvelle fois, la plus grande division règne entre les syndicats « représentatifs », chacun optant pour des modalités d’action différentes, des simulacres d’action, ou pas d’action du tout. Plus graves sont sans doute les interventions d’un syndicat durant les AG, visant à inviter les salariés à reprendre le travail, espérant les appeler à un nouvel arrêt de travail cette semaine.

Pour FiRST :

  • Les salariés ne doivent pas devenir des pions sur un échiquier syndical divisé
  • Les actions à mener doivent être construite dans la plus grande unité, surtout lorsque les intérêts majeurs des salariés sont menacés.
  • La multiplication des grèves isolées n’est plus envisageable, dans la mesure où elle aboutit à la démobilisation des troupes.

A ce jour, de nombreux salariés du public comme du privé sont toujours dans la lutte, justifiée, contre les attaques menées contre les acquis des salariés du public comme du privé. FiRST soutient pleinement leur engagement.

En revanche, FiRST, n'effectuera aucune relance dans l'immédiat à la SNCF, pour remobiliser les salariés qui ont été délibérément démobilisés par certains syndicats.

Une nouvelle fois, FiRST réclame l’unité et condamne la division.

 

Grève SNCF : le mouvement se poursuit

 

 

grève SNCF FiRST Bishheim

Les militants de FiRST en grève à Bischheim (Technicente en Alsace)

Les militants de FiRST ont été présents, hier, dans des AG et sur certains piquets de grève. La mobilisation était quasi-stable par rapport à la veille avec une moyenne provisoire de 13,94 % sur le plan national. FiRST, en désaccord avec le principe d’une nouvelle succession de grèves « carrées » ou « rectangles » (comme la répétition de deux jours de grève les mercredis et jeudis proposée par le syndicat majoritaire), s’était inscrite dans un mouvement reconductible à compter du 18 mai. Il revient, au final, aux cheminots de choisir l’action qui leur convient le mieux. Des décisions diverses ont été prises selon les AG. Dans certaines d’entre elles, la CGT a invité les cheminots à reprendre le travail jusqu’à la semaine prochaine…

 

Pour leur part, les syndicats d’accompagnement, qui ont soutenu la loi abrogeant le RH 0077 au profit d’une réglementation forcément moins favorable, ont brandi la menace d’une grève reconductible débutant fin du mois. Une initiative en totale contradiction avec leurs décisions, peu crédible, qui ajoute encore un peu plus à la division orchestrée par les syndicats « représentatifs ». Cette pseudo grève relève plus du contre-feu, de l’effet de scène, de l’alibi, que d’une quelconque volonté de s’inscrire dans un combat pour la préservation des acquis des cheminots. D’autant plus qu’il est d’ores et déjà établi que ces organisations parapheront la convention collective et les accords d’entreprise SNCF.

 

Les points d’achoppement dans les négociations

 

La Direction a communiqué un tableau comparatif des règles édictées par le projet de décret socle, l’accord fret, le projet de convention collective, le projet d’accord d’entreprise (certains points devant faire l’objet d’autres accords spécifiques ou renégociés)… Cliquez ici pour télécharger le document. Une lecture superficielle du tableau pourrait conduire à conclure, hâtivement, que les règles n’évolueront finalement qu’à la marge. Mais le diable se cache dans les détails. En l’état, le projet d’accord conduirait, s’il était validé, à :

  • des prises de service délocalisées et en partie non-compensée
  • une augmentation des durées journalières de service et des amplitudes de travail, conduisant dans certains cas à la suppression du 3X8 au profit d’un 2X8 élargi, avec des journées de service pouvant atteindre 9h23 dans certains postes d’aiguillages.
  • Une remise en cause partielle des règles d’encadrement des repos des conducteurs (règle du 19 – 6) et une extension des Repos passés Hors Résidence
  • L’élaboration d’une convention forfait-jour à l’intention du personnel non soumis à tableau de service (permettant le lissage des heures de travail et le camouflage des heures supplémentaires)

Par ailleurs, il est à noter que la nouvelle réglementation reposerait sur une organisation du travail par Activités et non-plus par catégorie de métier, alors que Gouvernement et Direction SNCF avaient promis et juré que la réforme de 2014 n’aboutirait pas à l’établissement de règles différentes selon l’affectation de cheminots à tel ou tel EPIC.

 

L’action, engagée par FiRST et par d’autres, vise à réduire les écarts entre le RH 0077 et les nouvelles règles en cours de négociation. Rappelons que la loi abroge le RH 0077 au 30 juin, ce qui implique que tous les nouveaux textes soient bouclés et validés au plus tard à cette date. FiRST vous tiendra informés du résultat des négociations à venir. FiRST remercie tous les cheminots qui ont répondu à ses appels à l'action.

 

 

Grève SNCF : la reconduction en question

 

 

 

lutte syndicale.jpgFiRST tient à féliciter les cheminotes et cheminots qui, à son appel et à celui d’autres organisations, ont participé à la mobilisation d’aujourd’hui pour la défense de leur réglementation du travail. Le taux de participation est globalement modeste : 15 %. Mais cette grève a été bien suivie dans plusieurs bastions de FiRST.

 

Le rôle d’une organisation syndicale est d’informer, de guider, d’organiser la défense des salariés, de proposer et de soutenir des actions. FiRST n’a pas failli à sa mission avant, après et pendant la réforme « portant ferroviaire » de 2014 abrogeant le RH 0077. Une réforme pleinement soutenue par deux syndicats de la SNCF.

 

Depuis début 2016, FiRST, bien qu’en désaccord avec les stratégies proposées par les syndicats « représentatifs », à savoir la multiplication des grèves « carrées », a soutenu toutes les actions menées afin de peser sur les négociations en cours. FiRST n'a pas souhaité ajouter une nouvelle division aux très nombreuses divisions qui affaiblissent le rapport de force.

Nombreux sont les cheminots nous ayant fait confiance. Leur implication n’est pas vaine. Leur détermination pèsera immanquablement dans la balance lors des ultimes négociations de la réglementation du travail. Rappelons nous aussi qu’il y a quelques années, le rapport de force était tel que la seule évocation du "Statut" occasionnait un « dépôt de sac ». A l’inverse, si les salariés ne se mobilisent plus lorsqu’ils sont menacés, la porte s’ouvre à toutes les dérives. Les actions menées depuis le début de l’année rééquilibreront sans doute la balance en faveur des salariés !

Contrairement à d’autres syndicats, qui souhaitaient une nouvelle fois appeler à des journées d’action isolées, FiRST avait appelé à un mouvement reconductible et assumera son choix. Nous soutiendrons les cheminots désirant poursuivre l’action. Il revient à eux-seuls d’évaluer la pertinence de la poursuite d’une action au regard de la mobilisation enregistrée aujourd’hui. FiRST fait toutefois appel à la lucidité de chacun.

A la veille de l’action menée aujourd’hui, le slogan de FiRST était « on agit ou on arrête ». FiRST a agi, FiRST a fait preuve de détermination en proposant une mobilisation sur la durée. Si celle-ci ne devait pas être au rendez-vous, il serait alors temps d’arrêter et surtout de s'interroger  sur l’opportunité de s’inscrire dans les actions à venir, proposées par certains syndicats "représentatifs". D'autant qu'elles reposent, pour certaines, sur  les stratégies qui ont justement conduit à la division et à la démobilisation.

 

 

Convention Collective Ferroviaire : circulez, y a plus rien à voir

 

 

Pour le patronat du ferroviaire, le « point d’équilibre est atteint ». L’UTP a remis aux organisations syndicales présentes dans la branche ses ultimes propositions, considérées comme des « améliorations significatives » pour les agents de la SNCF et « substantielles » pour les cheminots du privé. Satisfait, le président de l’UTP considère avoir fait sa part de travail. Sans attendre l’analyse des syndicats, Jean-Pierre Farandou a précisé que la prochaine table ronde, programmée le 19 mai, ne porterait plus que sur des ajustements techniques, précisant d’ores et déjà que les textes négociés seront ouverts à signature « au plus tard les 4 ou 5 juin ». Circulez, y a plus rien à voir !

 

FiRST revient, dans son Flash de début mai, sur les négociations de l’accord d'entreprise SNCF censé compléter la convention collective. Celles-ci se déroulent alors même que le texte de la CCN n’est pas bouclé dans sa version définitive… Dans son projet d’accord, la Direction dévoile les pistes de productivité qu’elle compte imposer aux cheminots. Par l’examen d’un des points traités dans le projet soumis aux syndicats, FiRST décrypte la méthode utilisée pour piéger les cheminots.

Cliquez sur l'image pour télécharger le document complet.

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 Le projet de convention collective remis aux syndicats hier matin : cliquez ici

 

 

SNCF, commémoration du 8 mai 1945 : Guillaume Pepy remet les pendules à l’heure

 

 

A l’heure où les polémiques se succèdent sur le rôle joué par la SNCF et ses cheminots lors de la seconde guerre mondiale, le Président du Directoire SNCF a souligné certains faits historiques  lors de son discours. La commémoration s’est déroulée dans un lieu pour le moins inhabituel : l’ancien dépôt de La Chapelle, où toute activité ferroviaire a disparu si ce n’est une exposition – temporaire – de matériel roulant ferroviaire.

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Extraits du discours de Guillaume Pepy :

                                                                                                                                                                                       

"… Nous sommes réunis ce matin devant les plaques commémoratives de l’ancien site du dépôt de la Chapelle, haut lieu de mémoire cheminote, pour célébrer le 71ème anniversaire de la Victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Je souhaite que nous prenions d’abord le temps d’honorer la mémoire des victimes et des disparus militaires, civils, et cheminots. Souvenons-nous des 8 500 cheminots tués, de 1939 à 1945, au combat, dans l’exercice de leurs fonctions ou sous les bombardements. Rappelons-nous des 2 500 agents de la SNCF victimes de la répression des nazis et du régime de Vichy dont 1400 en déportation ou en Allemagne… l’histoire de la SNCF, grande entreprise publique créée tout juste un an avant l’embrasement, est intrinsèquement liée à l’Histoire de France du 20ème siècle. Dès le début de la guerre, la maîtrise du réseau ferré et de ses infrastructures revêt une importance cruciale pour les belligérants qui utilisent le chemin de fer comme un moyen de transport stratégique. Réquisitionnés par les autorités militaires dès le 24 août 1939 afin d’organiser l’acheminement des troupes et du matériel, des services entiers quittent la capitale vers des villes de repli. Un quart des cheminots est mobilisé et plus de la moitié relève de l’affectation spéciale. Leur participation à l’effort de guerre passe par une augmentation du temps de travail qui atteint jusqu’à 60 heures hebdomadaires.  

 

Après la défaite, la SNCF se retrouve placée « à la disposition pleine et entière de l’armée allemande » par la Convention d’armistice de 1940, réquisitionnée pour les transferts militaires allemands à l’intérieur du territoire français et aussi pour les convois de déportation. Dès lors, le train devient l’instrument technique de la déportation et va jouer le rôle qu’on connait dans ce terrible drame pour l’humanité que représente la Shoah. Dans les années noires de l’occupation, 86 000 personnes (résistants, politiques, syndicalistes,…) sont déportées vers les camps de concentration, et 76 000 Juifs, hommes, femmes et enfants, seront transportés à travers l’Europe vers les camps d’extermination.

 

Mais, de cette période nous retenons aussi que la plus grande barbarie peut rencontrer les sacrifices les plus admirables. Je veux rappeler bien sûr l’engagement des cheminots dans les actions de la Résistance, leur contribution dans la réussite du débarquement puis de la libération du pays"

 

Et le Président de rappeler l’implication réelle des cheminots dans la résistance : sabotages, grèves du zèle, aides aux prisonniers de guerre et aux personnes pourchassées par les Allemands et le gouvernement de Vichy, rédaction et diffusion de la presse clandestine, renseignements apportés aux Alliés, solidarité envers les déportés ainsi que les actions menées dès 1944, à la veille de la libération de Paris…

 

A bon entendeur !

FiRST et FO honorent ensemble les cheminots tombés pour la France

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L'exposition au dépôt de La Chapelle

exposition dépôt de La Chapelle

 

 

SNCF, commémoration du 8 mai 1945 : Guillaume Pepy remet les pendules à l’heure

 

 

A l’heure où les polémiques se succèdent sur le rôle joué par la SNCF et ses cheminots lors de la seconde guerre mondiale, le Président du Directoire SNCF a souligné certains faits historiques  lors de son discours. La commémoration s’est déroulée dans un lieu pour le moins inhabituel : l’ancien dépôt de La Chapelle, où toute activité ferroviaire a disparu si ce n’est une exposition – temporaire – de matériel roulant ferroviaire.

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Extraits du discours de Guillaume Pepy :

                                                                                                                                                                                       

"… Nous sommes réunis ce matin devant les plaques commémoratives de l’ancien site du dépôt de la Chapelle, haut lieu de mémoire cheminote, pour célébrer le 71ème anniversaire de la Victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Je souhaite que nous prenions d’abord le temps d’honorer la mémoire des victimes et des disparus militaires, civils, et cheminots. Souvenons-nous des 8 500 cheminots tués, de 1939 à 1945, au combat, dans l’exercice de leurs fonctions ou sous les bombardements. Rappelons-nous des 2 500 agents de la SNCF victimes de la répression des nazis et du régime de Vichy dont 1400 en déportation ou en Allemagne… l’histoire de la SNCF, grande entreprise publique créée tout juste un an avant l’embrasement, est intrinsèquement liée à l’Histoire de France du 20ème siècle. Dès le début de la guerre, la maîtrise du réseau ferré et de ses infrastructures revêt une importance cruciale pour les belligérants qui utilisent le chemin de fer comme un moyen de transport stratégique. Réquisitionnés par les autorités militaires dès le 24 août 1939 afin d’organiser l’acheminement des troupes et du matériel, des services entiers quittent la capitale vers des villes de repli. Un quart des cheminots est mobilisé et plus de la moitié relève de l’affectation spéciale. Leur participation à l’effort de guerre passe par une augmentation du temps de travail qui atteint jusqu’à 60 heures hebdomadaires.  

 

Après la défaite, la SNCF se retrouve placée « à la disposition pleine et entière de l’armée allemande » par la Convention d’armistice de 1940, réquisitionnée pour les transferts militaires allemands à l’intérieur du territoire français et aussi pour les convois de déportation. Dès lors, le train devient l’instrument technique de la déportation et va jouer le rôle qu’on connait dans ce terrible drame pour l’humanité que représente la Shoah. Dans les années noires de l’occupation, 86 000 personnes (résistants, politiques, syndicalistes,…) sont déportées vers les camps de concentration, et 76 000 Juifs, hommes, femmes et enfants, seront transportés à travers l’Europe vers les camps d’extermination.

 

Mais, de cette période nous retenons aussi que la plus grande barbarie peut rencontrer les sacrifices les plus admirables. Je veux rappeler bien sûr l’engagement des cheminots dans les actions de la Résistance, leur contribution dans la réussite du débarquement puis de la libération du pays"

 

Et le Président de rappeler l’implication réelle des cheminots dans la résistance : sabotages, grèves du zèle, aides aux prisonniers de guerre et aux personnes pourchassées par les Allemands et le gouvernement de Vichy, rédaction et diffusion de la presse clandestine, renseignements apportés aux Alliés, solidarité envers les déportés ainsi que les actions menées dès 1944, à la veille de la libération de Paris…

 

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