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SNCF, intéressement : un peu de pudeur SVP !

 

 

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En juillet 2015, la SNCF confirmait la mise en place de l’intéressement à la SNCF. Ce dispositif se décline en 2016 dans les deux des EPIC où un accord a été signé : Mobilité et Réseau.

Le sujet de l’intéressement a souvent défrayé la chronique à la SNCF. A l’origine, seuls deux syndicats y étaient favorables, dont celui dont sont issus la plupart des militants de FiRST. A cette époque, notre position était claire et n’a pas varié depuis : nous sommes favorables à l’intéressement dans la mesure où ce dispositif s’ajoute à des mesures salariales tangibles. En aucun cas, les primes d’intéressement ne doivent se substituer à l’évolution globale des rémunérations.

FiRST constate que depuis plusieurs années, les négociations salariales débouchent sur une progression souvent inférieure à l’inflation. En 2015, pas d’accord salarial : augmentation générale des salaires = 0 %. Un fait sans précédent depuis les années 90 ! Et c’est, comme par hasard, la même année que les accords d’intéressement ont été négociés, et curieusement validés avant les élections professionnelles !

 

Le sens même de l’intéressement a été entièrement dévoyé. L’esprit qui avait guidé les militants de FiRST, premiers à défendre la mise en place du dispositif, a été complètement dénaturé. Les montants de l’intéressement pour les agents de Mobilités et de Réseau sont désormais révélés : respectivement 401 et 449 euros au titre des performances 2015. Les agents de l’EPIC de tête percevront quant à eux un dividende de 398 €. De quoi mettre sans doute du beurre dans les épinards, mais pas de quoi se vanter !

 

FiRST rappelle que figurent, parmi les promoteurs de dernière minute de l’intéressement, ceux qui ont par le passé dénoncé les accords que notre syndicat avait signés… D’autres, fidèles à leurs habitude, avaient retourné leur veste du bon côté sentant le vent tourner… Et, à cette époque, contrairement à aujourd’hui, le dispositif venait s’ajouter à l’évolution des salaires notables. Aujourd’hui, preuve en est qu’il s’y substitue. Alors, FiRST invite ces grands vainqueurs à un minimum de pudeur !

A relire, l'histoire de l'intéressement à la SNCF : cliquez ici

 

 

SNCF : Manifestation à Paris pour le maintien des acquis

 

 

Plusieurs organisations syndicales, dont FiRST, ont manifesté hier à Paris sous l'immeuble où se déroulaient les négociations de la Convention Collective Ferroviaire. Alors que certaines confédérations syndicales pratiquent le sectarisme systématique, des militants de tous les syndicats opposés à la remise en cause du Statut des Cheminots et en particulier de leur réglementation du travail se sont rassemblés, dépassant les clivages. La manifestation a par ailleurs été rejointes par plusieurs collectifs : Nuit Debout, Jeunes, Fonctionnaires,...

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Rappel : les bases de la négociation

 

Elles sont stipulées dans le projet de "décret-socle".

Celui-ci définit 3 catégories de personnel : roulants, sédentaires affectés au transport et à l’assurance de la continuité et à la régularité du trafic, autres sédentaires. A noter que pour cette dernière catégorie, loin de représenter la minorité des cheminots, le projet de décret ne prévoit pratiquement rien en termes de durée de travail !

 

A titre d’exemple :

Pour le personnel sédentaire, les notions d’amplitude de travail et de coupure ne sont tout simplement plus reprises. Ceci permettrait à l’Entreprise de commander un salarié sur un temps relativement long entre sa première prise de service et sa fin de service (par exemple, présence au guichet en début de matinée et en fin de soirée avec longue période d’inactivité entre les deux périodes de service). Les durées journalières du travail effectif sont allongées (de 9h30 à 10h00) pour le personnel affecté au transport. Pour les autres sédentaires, elles ne sont tout simplement pas définies !

Toujours pour le personnel affecté au transport, la durée annuelle du travail du travail augmente, pouvant atteindre jusqu’à une semaine de travail supplémentaire. Le projet est muet concernant les autres sédentaires. Le nombre de repos double obligatoires (52 actuellement) passerait à 30. Le nombre de dimanches (actuellement 22 par an) serait remplacé par un notion de « week-end » samedi-dimanche ou dimanche-lundi réduit à 14 obligatoires.

Enfin, le nombre annuel de repos périodiques diminuerait, selon la catégorie à laquelle l’agent est actuellement attachée, de 10 à 21 : les RU et RQ ne figurent pas dans le projet de décret !

 

Les négociations sur la conventions collective ont débuté

La Commission Mixte paritaire nationale s’est réunie les 12 et 13 avril. D’autres réunions ont été théoriquement programmées les 26 avril, 10 mai, 19 mai, 1 et 2 juin. En dépit de toute logique et de toute cohésion, et sauf à ce que les nouvelles règles du travail aient été préétablies, les négociations sur la convention collective et sur les accords d’entreprise sont menées de front à la SNCF, alors que le décret-socle n’a toujours pas été promulgué ! A

insi, la SNCF a réuni une première fois certaines organisations syndicales dès le 24 mars, réalise des rencontres bilatérales entre le 5 et le 19 avril, et compte entrer dans le vif du sujet le 4 mai. Une première table ronde suivie de 3 autres les 11 mai, 25 mai et 7 juin.

Rappelons que le RH 0077, abrogé, cesse d’être applicable dès le 30 juin !

 

Pour FiRST, une seule revendication, toujours la même : avant, pendant et après la réforme de la SNCF : maintien intégral des acquis des cheminots !

 

 

SNCF : modalités de versement de l'intéressement

 

 

 

FiRST s’est longuement exprimée sur le contexte dans lequel l’intéressement a été mis en place à la SNCF. Nous n’y reviendrons pas. Concernant les modalités pratiques, nous attirons l’attention des cheminots sur certains points importants :

Sommes versées

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Les sommes communiquées par la SNCF sont brutes et maximales. L’intéressement étant calculé en fonction de la présence effective dans l’Entreprise en 2015. Son montant est notamment diminué en cas de maladie (sauf maladie professionnelle et accident de travail). 3 mois d’ancienneté dans l'entreprise en 2015 sont nécessaires.

  • SNCF Mobilités : 401,27 € (présence toute l’année)
  • SNCF Réseau : 449,35 € (présence toute l’année)
  • Agent présent 6 mois à Mobilités et 6 mois à Réseau : 425,50 €
  • Agent présent 6 mois à Mobilités et 6 mois à l’EPIC de tête : 198,98 € d’intéressement + gratification exceptionnelle de 200 €

Pour que votre intéressement vous soit versé selon votre volonté, complétez et renvoyez le courrier adressé par l'Entreprise  !

Si le salarié ne fait pas connaitre son choix en renvoyant son bulletin d’option dans le délai de deux semaines après sa réception, son intéressement sera versé par défaut sur le Plan d’Epargne de Groupe qui sera automatiquement ouvert si le salarié n’en dispose pas.

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A compter du 14 avril, tous les salariés bénéficiaires de la prime d’intéressement recevront à leur domicile un bulletin d’option indiquant le montant de leur prime individuelle et les trois possibilités offertes pour son versement. Le salarié doit compléter le bulletin d’option en indiquant son choix. Il peut ainsi :

  • choisir de percevoir directement le montant de son intéressement sur son bulletin de paie de mai 2016. La prime sera dans ce cas intégrée dans son revenu imposable.
 
  • décider de verser sa prime d’intéressement sur le Plan d’épargne de groupe (PEG). Elle sera alors exonérée d’impôt sur le revenu. Le salarié choisit d’investir sa prime dans un ou deux des Fonds communs de placement d’entreprise (FCPE) du PEG. Il bénéficie alors, de l’abondement versé par l’entreprise (voir ci-dessous). La prime et l’abondement versé par l’entreprise sont bloqués pendant cinq ans*.
 
  • opter pour une combinaison des deux choix précédents, en percevant une partie de sa prime sur son bulletin de paie de mai 2016 ou en plaçant l’autre partie sur le PEG.

* des possibilités de déblocages anticipés sont prévues par la loi, par exemple, en cas de mariage, de naissance d’un troisième enfant ou d’achat d’une résidence principale.

Le PEG, comment ça marche

Le PEG permet d’harmoniser les plans d’épargne d’entreprise (PEE) en vigueur dans les trois EPIC constituant le GPF.

Deux Fonds communs de placement d’entreprise (FCPE) sont ouverts à souscription :

  • Epargne Saphir est un placement sûr qui garantit une épargne socialement responsable
  • Horizon solidaire représente un placement qui allie prudence et investissement solidaire

L’épargne ainsi constituée est bloquée 5 ans (sauf cas de déblocage anticipé prévu par la loi).

Tous les salariés ayant trois mois d’ancienneté dans le GPF ont ainsi la possibilité d’investir leur épargne en bénéficiant de l’aide de l’entreprise qui accompagne les épargnants par :

  • un versement complémentaire appelé abondement
  • la prise en charge des frais de gestion.

Abondement

L’abondement est calculé sur trois tranches de versement.

L’abondement peut ainsi atteindre 300€ par an et par épargnant (au lieu de 250€ dans le PEE SNCF).

Les versements sont ainsi à hauteur de :

  • 30% pour la tranche de versement annuel comprise entre 0 et 500 €
  • 20% pour la tranche de versement annuel comprise entre 500,01 et 1000 €
  • 10% pour la tranche de versement annuel comprise entre 1000,01 et 1500 €

Exemple : si un salarié décide de verser en 2016 une somme de 600 € sur le PEG, l’entreprise complètera de la façon suivante :

  • Sur les premiers 500 euros : elle complète de 30% soit 150 euros.
  • Sur les 100 euros suivants : elle complète de 20% soit 20 euros.

Le montant global de son épargne atteindra donc 770€.

 

 

SNCF, KESKISPAS FiRST : mobilisation, portiques, agression contrôleur, coût attentats

 

 

L'actualité ferroviaire vue par FiRST

 

Mobilisations : 9 et 31 mars… Et ça continue

Les cheminots se sont mobilisés à deux reprises, notamment pour défendre leur réglementation du travail. Ils ne sont pas les seuls à subir des tentatives de remise en cause de leurs acquis. Le projet de loi « El Khomri » constitue, en l’état, une réelle menace pour les salariés du privé comme du public. Pour le Ministre du Travail, « cette loi est faite pour les jeunes ». Le même argumentaire avait servi à Dominique de Villepin en 2005 pour défendre le CPE et à Edouard Balladur en 1994 pour promouvoir le SMIC jeune. Deux projets avortés.

manif jeunes El Khomri.jpgA ce jour, 78 % des jeunes sont opposés au projet de loi. Hier, ce sont pas moins de 24 000 personnes (selon le Ministère de l’Intérieur) qui ont défilé dont une majorité de jeunes, alors que débutait l’examen du texte en commission de l’Assemblée Nationale.

La mobilisation se poursuit.

  • Rappel

Le 9 mars, FiRST et 5 autres syndicats appelaient les cheminots à faire grève face aux menaces qui pèsent sur la réglementation du travail. A ce jour, le « décret socle » qui doit servir de base à la réglementation commune aux salariés des opérateurs ferroviaires n’est toujours pas promulgué, alors que le taquet, pour négocier les nouveaux textes, est fixé au 30 juin. Par ailleurs, la version 2 du projet de décret constitue un réel recul par rapport au RH 0077 !

Taux de participation : 37,5 %

Le 31 mars, FiRST soutenait de nouveau les cheminots impliqués dans l’action. FiRST regrette cependant le manque d’unité des 2 mouvements, délibérément organisés dans la division syndicale. De plus, les syndicats d’accompagnement n’ont pas appelé à la mobilisation pour la seconde action, alors que la menace demeure identique.

Taux de participation : 26,6 %

 

Polémique sur les portiques

 

Portiques thalys.jpgPortiques ou pas portiques dans les gares ? De nombreux responsables politiques s’étaient exprimés en faveur de la généralisation des portiques de sécurité dans l’ensemble des gares SNCF. Une totale ineptie en regard du nombre de gare, de quais, d’installation et d’accès à protéger et de coût exorbitant. De récentes déclarations de Guillaume Pepy, sur l’efficacité des portiques, ont jeté le trouble. La presse en a conclu que les projets étaient abandonnés, avant d’être démentie… par la SNCF. Une entreprise qui, comme certains politiques, entretient délibérément une confusion entre portiques anti-fraude, portiques de sécurité avec ou sans détecteur d’explosifs… Pour tenter d’éteindre la polémique, la SNCF a annoncé le déploiement d’agents en civil armés dans les train… L’histoire ne dit pas de quelle arme ils seront pourvu ! A lire, "les portiques restent à quai".

 

3 mois de prison et 3000 euros d’amende pour l’agression d’un contrôleur

 

punching ball.jpgEarvin Ngapeth, sacré meilleur joueur de la ligue mondiale, vient d’être condamné pour avoir frappé un contrôleur en juillet 2015. Il aurait demandé au cheminot de retarder le départ du TGV Paris-Bordeaux. L’ASCT explique pour sa part que le frère du célèbre volleyeur avait tenté de bloquer la porte du train. Le ton était ensuite monté, Ngapeth assénant un coup de poing à l’agent, et lui envoyant au visage le journal « L’Equipe » dont il faisait la une. La Justice a remis les pendules à l’heure.

 

La SNCF chiffre le coût des attentats à 50 millions d’euros

 

Guillaume Pepy a chiffré l’impact des attentats de Paris et Saint Denis à 50 millions d’euros. Il souligne que les marchés Thalys et Eurostar avaient reculé l’an dernier, et qu’il espère un retour à la normale pour cette année.

 

 

SNCF : KESKISPAS FiRST 190216

 

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Plus de 6 millions de chômeurs en France (toutes catégories confondues) et la SNCF peine toujours à recruter. Les "speed dating" et autre bons cadeaux délivrés aux agents recruteurs n'y font rien. En PACA, des TER sont supprimés par dizaines faute de conducteurs. Un manque de personnel que la SNCF n’hésite pas à avouer ouvertement sur ses panneaux lumineux.

La situation n’est pas meilleure en Nord Pas de Calais – Picardie. Dès le 29 février et jusqu'en avril, une trentaine de TER sera supprimée chaque jour et remplacée par des bus ! La faute en est attribuée au trafic fret qui ne serait pas effondré conformément aux prévisions. Ainsi, les conducteurs de trains de marchandises ne peuvent remplacer les départs en retraite prévus au TER. Pour sa part, le Conseil Régional fulmine, et à juste titre : Il est inadmissible que les usagers du TER payent le prix de la mauvaise gestion par la SNCF de ses ressources humaines". La SNCF doit "prendre ses responsabilités" et de faire respecter "contrat qui lie la SNCF à l'institution Régionale", déclare le Vice Président en charge des Transports. Il réclame des indemnités à la société de chemins de fer.

En Ile de France, la pénurie de conducteur amène la SNCF à réquisitionner des conducteurs ardennais. Conséquence : six trains à supprimés à Charleville à compter du trois avril. Dans le cadre d’une note interne, la SNCF demande « à toutes les activités TER d’aider les établissements les plus en difficultés, en rendant disponibles des conducteurs ». Conséquences pour l’ardennais : les trains seront remplacés par des cars… De quoi anticiper sur les cars Macron !

 

FiRST estime que cette situation est purement scandaleuse !

 

SNCF : le cumul d'emplois, c'est possible ?

 

 

Dans un Flash hors série, FiRST précise les conditions dans lesquelles il est possible, pour un agent SNCF, d'exercer un autre emploi.

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Pour télécharger le Flash complet : cliquez ici

Dernière minute : FiRST s'incline devant les victimes de la catastrophe ferroviaire survenue ce matin en Allemagne et adresse toute sa compassion à leurs proches.

 

 

SNCF : KESKISPAS FiRST 010216

 

 

L'actualité ferroviaire analysée par FiRST

SNCF Brétigny : les cheminots sur écoute

 

La semaine dernière, le Canard Enchainé relatait des extraits des écoutes effectuées par la justice au lendemain de la catastrophe de Brétigny. Les propos tenus par téléphone par un cheminot, au sujet de la qualité de la maintenance réalisée par ses homologues, avaient de quoi interpeler : « Brétigny, c’est des crevards. Faut tous les foutre dehors ». De même que la manière d’édulcorer certains points de vue. Ainsi, une installation « pourrie » devient un appareil « à régénérer », après briefing des agents par leur hiérarchie. Un avocat d’une partie civile évoque « les mensonges et l’obstruction » de la SNCF qui réplique que lors de leurs audition par la police, « les salariés auditionnées par les juges sont totalement libres de leurs propos ». La SNCF s’est-elle cantonnée à livrer de simples conseils juridiques à ses salariés ou a-t-elle effectivement tenté de manipuler l’enquête ? A la justice de le déterminer.

Toujours-est il que les principales causes de l’accident ont été établies : c’est bien l’état de vétusté (délabrement pour reprendre les propos d’un rapport officiel) de la jonction incriminée qui est à l’origine de l’accident. Plus globalement, l’état de vieillesse du réseau classique est connu de longue date, et attesté par deux rapports indépendants. Par ailleurs, il est établi que malgré les investissements récemment consentis, l’âge moyen de certaines installations continue d’augmenter. La SNCF est bien sûr au courant de la situation, de même que l’Etat, seul « actionnaire ». Sauf que la SNCF est contrainte de faire coller ses discours aux orientations de la tutelle…

Si les écoutes peuvent révéler un double langage, il serait bon de pousser l’analyse jusqu’au bout. Lorsqu’au plus haut niveau, les dirigeants affirment que la sécurité est une valeur essentielle de la SNCF, tout en sachant que les fonds alloués à la maintenance du réseau sont insuffisants, n’y a-t-il pas double langage ? Lorsque les effectifs en place ne permettent plus d’assurer correctement la veille et les interventions sur les voies supportant les plus gros trafics voyageurs, et que l’on affirme à l’extérieur que la priorité est donnée au réseau classique, n’y a-t-il pas double langage ? Lorsque la réforme du système ferroviaire fait porter à seule la SNCF la dette d’un réseau ferroviaire ouvert à la concurrence, et que ses dirigeants affirment qu’avec quelques économies et des gains de productivité, la problématique du financement du réseau serait réglée, n’y a-t-il pas là un mensonge éhonté, que des écoutes téléphoniques n’ont guère besoin de confirmer ?

 

La polémique lancée par le Canard jette sans doute un pavé dans la marre… mais elle bloque, indirectement, les investigations au milieu du gué. S’il est effectivement important de connaître l’état exact des installations incriminées, par ailleurs déjà décrit sans concession dans certains rapports, il serait dramatique d’en rester là. Les cheminots ont sans doute été les premiers à tirer le signal d’alarme, à Brétigny et ailleurs. Dans toutes les instances de représentations, leurs représentants ne cessent de réclamer les moyens, humains et matériels, pour pouvoir accomplir leurs tâches dans de bonnes conditions… et se heurtent à un mur. Sur le terrain, ils sont pris entre le marteau et l’enclume, confrontés à des objectifs toujours en hausse et des moyens toujours en baisse. Et si par malheur, il arrive quelque chose, c’est eux qui figurent en première ligne.

 

Si la maintenance de Brétigny avait pu être effectuée correctement, jamais un tel accident n’aurait pu survenir. Les installations n’auraient ni été « pourries », ni « à régénérer », mais tout simplement dans un état d’usure normal, compatible avec une utilisation en toute sécurité…

 

Des cheminots nantis… mais pas trop

 

Un arrêt de travail, et voilà que le même argument revient comme un serpent de mer : « cheminots nantis, travaillent peu, empochent des dizaines de primes, partent en retraite à 50 ou 55 ans, bénéficient de la prime de charbon… ». La SNCF disposerait donc, a fortiori, de nombreux arguments pour séduire quelques uns des 6,5 millions de chômeurs que compte la France… Et pourtant… Le Directeur d’un Etablissement Infra Circulation de la région parisienne en est contraint à transformer ses agents en recruteurs pour combler ses postes d’Agents-Circulation. Ceux qui permettront l’embauche effective d’un candidat bénéficieront d’un « bon KDO » d’une valeur de 50 € ! Preuve que l’on ne se bouscule pas au portillon pour bénéficier des pseudos « avantages » des métiers de cheminots. D’autant que si ceux-ci sont loin du portrait qui en est dressé, les contraintes, elles, sont bien réelles : travail en 3X8, y compris certains week-end et jours fériés, assimilation d’une réglementation complexe, ponctualité, rigueur… bonnes conditions physique et psychologique, vérifiées par des examens poussés… le tout pour un salaire bien modique. De quoi bien refroidir les ardeurs de nantis potentiels ! (cliquez ici)

 

 
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