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SNCF : des syndicats Indépendants, mais rassemblés, c'est POSSIBLE

Depuis plusieurs élections professionnelles, FiRST, FO et la CFE CGC ont tissé un partenariat électoral. Il ne s'agit pas là d'une fusion : nos syndicats conservent leur histoire, leur liberté de penser et de s'exprimer, l'autonomie totale de leurs structures respectives.

S'ils se sont rassemblés, c'est pour défendre un certains nombre de revendications communes dans l'intérêt des cheminots. D'autres affichent l' "unicité" parfois tout seul, nous, nous pratiquons le rassemblement pour plus d'efficacité au service des salariés.

Ensemble, nous avons dénoncé la réforme du système ferroviaires et les remises en causes des acquis. Ensemble, nous sommes déterminés à nous battre pour préserver l'avenir. Ensemble, nous souhaitons démontrer que le syndicalisme de la SNCF ne se résume pas à l'accompagnement servile ou à la contestation systématique.

Ensemble, nous voulons aussi proposer aux cheminots des activités sociales modernes, sans avoir recours au vote en faveur des syndicats d'accompagnement.

Les explications sur notre partenariat : cliquez ici

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Elections professionnelles SNCF : tout comprendre

 

Le 19 novembre, les cheminots seront - peut être - appelés à voter simultanément pour ceux qui les représenteront dans différentes instances. Peut-être, car la date d'une partie de ces  élections est suspendue à une décision de justice qui sera rendue le 27 octobre par le tribunal d'instance de Saint-Denis.

Un vote n'est pas anodin, surtout à au lendemain d'une réforme du système ferroviaire qui a éclaté la SNCF en trois EPIC et qui remet à plat une partie du Statut des cheminots. Que restera-t-il demain de la réglementation du travail SNCF, abrogée par la loi de 2014 ? Qui accompagnera les reculs sociaux ou défendra jusqu'au bout les acquis des cheminots ? Ce seront les militants syndicaux qui sortiront des urnes !

FiRST estime que le syndicalisme d'accompagnement a démontré tout ses dangers... et que la contestation systématique ne constitue pas une solution viable dans un environnement en perpétuelle évolution. Savoir contester, mais savoir aussi négocier, revenir à une véritable politique contractuelle, c'est la troisième voie proposée par FiRST et ses partenaires FO et CFE-CGC. Alors que d'autres revendiquent une " unicité" qui n'existe plus que sur le papier, FiRST et ses partenaires pratiquent le l'union syndicale sur les grands sujets d'avenir.

Pour décrypter tous les enjeux de ces élections : voter pour qui, voter pour quoi, avec quelles conséquences... Téléchargez le Flash FiRST (cliquez ici)

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Pour en finir avec les attaques menées contre les cheminots, et combattre les allégations d'un article récemment paru sur le site de "Le Point", vous pouvez télécharger un argumentaire en cliquant ici

 

SNCF : Guillaume Pepy à Strasbourg

 

 

 

guillaume pepy strasbourg

Guillaume Pepy a fait une halte en Alsace ce vendredi 16 octobre, dans le cadre de sa tournée des Régions. Le Président de la SNCF était notamment accompagné de Jacques Rapoport, Président de SNCF Réseau et de Frédéric Saint-Geours, Président du Conseil de Surveillance.

 

But de ce déplacement : rencontrer les syndicats régionaux, quelques nouveaux embauchés et aussi écouter les projets des responsables politiques des trois régions appelées à fusionner : Alsace, Lorraine, et Champagne Ardenne. En principe, une seule convention TER serait appelée à remplacer les trois existantes.

 

FiRST a interpellé le Président sur des sujets régionaux, pour certains en lien en lien direct avec la politique nationale.

 

 

Sécurité des circulations en question – Régénération du réseau ferré

 

 

La première question FiRST s’adressait en priorité à Jacques Rapoport :

 

Depuis la mise en œuvre de la commande centralisée de la plaine d’Alsace, supprimant les AC dans 6 gares (environ 20 postes), divers problèmes ont été relevés :

 

  • Techniques :

 

panne informatique.gifUne coupure de courant a planté le système informatique pendant plus de 2 heures samedi 17 octobre. Conséquence : paralysie totale du trafic avec de nombreux trains arrêtés en pleine voie. Mais fait plus grave, ce dysfonctionnement a également engendré une panne de l’ensemble des liaisons : radio sol train, communication entre gares. Il s’agit là d’un grave problème de conception, voire de cahier des charges. Une panne simultanée des Installations de Sécurité et moyens de communication n’est pas admissible !

 

  • Conditions de travail des agents du PAI et capacité à gérer effectivement les opérations de sécurité et la circulation

 

stress.jpgLa gestion de la circulation par 2 secteurs, au lieu des trois préconisés par les agents, concentre un maximum d’opération sur un minimum de personnel. De fait, les agents concernés ne sont plus en capacité de superviser la circulation mais la subisse. Cet état de fait peut être dangereux sur le plan de la sécurité des circulations et peut, au mieux, provoquer des retards de trains suite à des loupés dans les modifications d’itinéraires. Que l’entreprise modernise pour économiser sur la masse salariale relève de ses choix. Mais quand cet économie est poussée à son paroxysme, elle peut devenir contreproductive et même dangereuse !

 

Réponse de Jacques Rapoport :

 

« tout le monde peut se réjouir de la modernisation ». « Des travaux sont en cours pour définir des solutions » aux dysfonctionnements. Les directeurs locaux devront d’impliquer dans la démarche. « Je viendrai sur place dans 3 mois » pour évaluer les mesures prises.

Sur la maintenance du réseau : « Nous avons un niveau d’investissement sans précédent. L’infra consacre 5 milliards à l’investissement alors que le fonctionnement coûte 4 milliards… La montée de la régénération se poursuit… Conséquences : la charge de travail provoque des difficultés pour Ingénierie et Travaux. Je rends hommage aux cheminots de Maintenance et Travaux ».

 

Fret : des agents désabusés

 

fret-sncf-3.jpgGrosse morosité chez les agents qui voient les trafics disparaître, entendent constamment parler d’une « productivité » essentiellement ciblée sur les suppressions de postes.

 

Certaines suppressions de postes anticipent la mise en place d’outils informatiques fiables, ce qui crée des difficultés (saisie des wagons).

 

FiRST interpelle le G. Pepy : « Y-a-il un signe d’espoir pour les cheminots Alsaciens ? »

 

Le Président répond qu’il y a trois raison d’espérer. La première est la victoire de Fret SNCF sur ECR. L’entreprise a récemment récupéré le trafic GEFCO que l’opérateur privé lui avait ravi à Montbéliard. La seconde est la présence « majoritaire » de Fret SNCF au Port Autonome de Strasbourg, malgré une forte concurrence. La troisième, ce sont les perspectives de développement du réseau « capillaire ».

Pas sûr que ces exemples suffisent à rendre le moral à des agents du fret, meurtris par les disparitions et autres transferts de trafics !

 

Voyageurs - EAS – vente exclusive de billets par Internet…

 

halte fraude.jpgFiRST : La mise en place de l’EAS sur certaines lignes (Molsheim) constitue une véritable invitation à la fraude. Son extension provoquera les mêmes effets. L’Entreprise peut-elle légitiment prétendre combattre le resquillage lorsqu’elle le favorise ainsi ? Il est évident que des opérations ponctuelles, même d’envergure, ne pourront juguler les effets pervers de la disparition de la présence humaine quotidienne !

 

guichets sncf.jpgLes agents commerciaux condamnent les encouragements à acheter les billets par Internet, la limitation de l’accès à certains tarifs par ce seul canal de distribution. Ils soulignent qu’une partie importante de leur charge de travail se situe en amont ou en aval de la vente de billets ailleurs qu’à leur guichet. Cela pose la question de la pertinence du jaugeage des postes sur le seul chiffre d’affaire.

La moitié des effectifs du centre ligne directe devrait être supprimée du fait de la disparition de la charge Thalys au profit de la Belgique.  Pourquoi la SNCF, qui détient une majorité de parts de Thalys, a-t-elle accepté ce transfert ?

 

La réponse :

 

Concernant l’EAS, le G. Pepy a reporté la responsabilité de cette politique sur certains régions, qui prétedent souhaiter la présence de contrôleurs dans les trains tout en imposant à la SNCF des économies dans le cadre des conventions TER. Le Président illustre ce double langage par l’attitude d’une région : « ils nous disent, il faut un contrôleur dans chaque train » mais ils font appel à un opérateur privé pour effectuer un audit visant à faire baisser leur contribution… C’est tout sauf net !». Et pour conclure sur ce point : « Il y a des endroits où les Régions paient » pour avoir des contrôleurs à bord.

 

Concernant la vente des billets exclusivement par Internet, toujours vigoureusement condamnée par FiRST : « quand on vend des billets à 15 €, vous êtes obligé de faire bosser le client ». Sauf que les renseignements et le SAV sont toujours assurés par les guichets, ce qui fausse la donne, réplique FiRST !

Pas de réponse sur le transfert de charge Thalys.

 

Matériel : pas de bonnes nouvelles

atelier sncf.jpg

 

Quel est l'avenir des PRM (Pièces Réparables du Matériel) au Technicentre de Bischheim ? Quelles sont les prochaines charges destinées à être transférées ? Quel est l'avenir de l'ingénierie du Technicentre ? Quel avenir pour les cheminots du Technicentre de Mulhouse ? Quel est l'avenir du Matériel au sein de SNCF, sachant que les prochaines rames pourraient être achetées avec la maintenance ? FiRST exige la ré-internalisation de toutes les charges transférées au "privé" et demande une véritable reconnaissance du savoir-faire des agents du Matériel !

 

Réponse :

Sur la charge de travail de Bischheim, la réponse de G. Pepy n’est pas de bon augure : « il y a 60 % de la charge de travail de Romilly qui se terminent ». Plus de TGV à rénover… Un « effort de solidarité pèsera tous les Technicentres ». Nouvelles rames TGV : « on achètera des trains, pas une prestation ferroviaire complète ».

Mais la question reste ouverte : qui assurera cette maintenance : les technicentres avec des cheminots, les technicentres avec des intérimaires, le secteur privé ? La réponse du Président n’est pas tout à fait rassurante !

 

Dessertes Voyageurs Intercités, multimodalité, concurrence TER

 

FiRST : Quels sont les objectifs de la Région Alsace au regard des possibilités que lui offrira, au plus tard en 2019, le règlement OSP ? La filiale de la DB ECR possède une licence Voyageurs ? A-t-on des informations sur les intentions de cet opérateur, dont la maison mère prône la coopération entre entreprises historiques ? Quel est l’avenir des TET sur la Région : nouvelle offre Eco, trains de nuit...

 

concurrence-déloyale.jpgEn clair, l’Alsace en appellera-t-elle à la possibilité de recourir à la concurrence ? D’après G. Pepy, il y aurait eu un changement de ton après la disparition du précédent Président du Conseil Régional : « du temps de Zeller, il n’avait que le mot concurrence à la bouche… Aujourd’hui, si le rapport qualité-prix est maintenu, il n’y a plus de raison de partir à la concurrence ». Quelque peu rassurants, ces propos doivent cependant être remis dans leur contexte : une seule convention devrait être établie par la nouvelle région, après fusion, et personne ne peut préjuger de son orientation…

 

intercités.jpgConcernant l’avenir des TET : « on a une bagarre à mener contre l’Etat… qui est propriétaire de la SNCF. Les Intercités sont financés à hauteur de 330 millions d’euros par l’Etat, mais l’Etat ponctionne 330 millions de taxes sur les TGV » ce qui fragilise les TGV. Le Gouvernement « s’est engagé à acheter pour 1 milliard » des nouvelles rames Intercités… Il faut désormais trouver l’argent pour financer cet engagement. Concernant d’autres types de trains : « OUIGO, c’est entièrement fait avec des cheminots, au RH 0077, et le taux de satisfaction est supérieur de 10 % à celui des TGV classiques ». Un exemple que le président de la  SNCF souhaite élargir. Et pour les cars : « on n’était pas demandeur. On s’est battu pour obtenir une distance minimale de 200 km. 100 km ont été accordés, on a perdu ». Pas de réponse sur l’avenir des trains de nuit.

 

Revalorisation des salaires et des pensions

 

FiRST fut la seule OS à réclamer une véritable revalorisation des salaires des actifs et des pensions des retraités. Nous avons dû insister pour obtenir une réponse… loin d’être satisfaisante !

 

Pour les retraités, « la caisse, c’est désormais une caisse d’Etat, c’est décidé », martèle la direction. Et de fait, Guillaume Pepy rejette l’entière responsabilité de la stagnation des pensions sur l’Etat. Un peu facile, d’autant que les syndicats n’ont jamais approuvé une telle externalisation, menée au prétexte de respecter de nouvelles normes financières.

 

zero euro.jpgPas mieux pour les actifs. Le Président évoque l’ « absence d’inflation, une croissance limitée à 0,5 %, et un GVT proche de 2 % par an » pour justifier qu’au niveau des « mesures générales, on ne peut rien faire ».

 

G. Pepy semble oublier que la politique salariale relève avant tout de choix budgétaires… et que la SNCF semble plus généreuse lorsqu’il s’est agi de reprendre à son compte près de 40 milliards de dette infra dans le cadre de la réforme du système ferroviaire de 2014. Un effort que les cheminots, eux, n’ont pas fini de supporter….

 

chronomètre.gifDifficile d’aborder plus en avant ces sujets, car Guillaume Pepy n’avait qu’une bonne heure à consacrer aux représentants du personnels, ce qui interdit de creuser le débat. En plus de son intervention orale, FiRST a remis au Président un certain nombre de propositions écrites visant à améliorer les dessertes ferroviaires en Alsace, en établissant ou rétablissant un certain nombre de correspondances rompues en dépit du bon sens.

 

Suite à la prochaine visite !

 

 

SNCF : Ne pas payer son billet fait partie de la normalité ?

 

migrants.jpgFiRST n’entrera pas dans la polémique sur le « voyage gratuit » des migrants. Selon l’interprétation que certains journalistes ont donné à une note interne, cette catégorie d’usagers profiterait des bonnes grâces de la SNCF. Faux, répond l’Entreprise, qui précise qu’il s’agit non pas de voyages gratuits mais de réservations gratuites, les usagers concernés étant pour la plupart porteurs de titres de transport valables. La réservation gratuite aurait pour finalité d’ « éviter les conflits avec les autres voyageurs » ayant des places réservées. Laissons à chacun le soin de démêler le vrai du faux dans une affaire qui déchaîne le monde politique. Toujours est-il qu’une fois de plus, l’actualité relance la problématique de la fraude à bord des trains, de ses origines, de l’évolution des comportements, et le l’efficacité des mesures prises ou affichées…

 

suge.jpgIl n’y a pas si longtemps, même les resquilleurs reconnaissaient, avec plus ou moins de sincérité, qu’ils auraient dû acheter un billet lorsqu’ils se faisaient contrôler. Mais le monde a bien changé. Contrôles surprises, cette semaine, à Luxembourg-Ville. Les accès permettant aux travailleurs transfrontaliers de rejoindre leurs TER sont filtrés. Recalée pour un abonnement expiré, une cliente peste parce qu’elle doit acheter un billet : « et en plus, je rate mon train, c’est de la folie ! ».  D’autres dénoncent « une vaste opération pour récolter de l’argent » ou une "escroquerie". Le mot est bien choisi, même s'il ne s'adresse pas au bon interlocuteur : sur plus de 3000 voyageurs "filtrés" mardi, 300 n'étaient pas en possession d'un titre de transport valable. Jeudi, le gratuit "L'essentiel" titre "les usagers sont excédés par les contrôles anti-fraude". Car dans l’esprit de beaucoup, c'est empêcher de frauder qui devient un délit. En Lorraine, le taux serait proche des 7 %. Il atteint le double sur ces TER transfrontaliers, qui transportent plus de "costumes-cravates" que de "casquettes à l'envers".   Loin cependant, des "performances" de la région PACA. Le taux de fraude officiel y avoisine les 40 %. En réalité, c’est au moins une personne sur deux qui y voyage sans titre de transport valable. Il suffit d'emprunter un TER qui longe la Méditerranée et d’observer pour se forger une opinion… Et encore, les clients doivent s’estimer heureux lorsque l'attitude des fraudeurs ne va pas, en plus, perturber leur voyage…

 

interdit d'interdire.jpgA qui la faute ? A mai 68, date depuis laquelle il est devenu « interdit d’interdire » ? A d’autres évolutions, ou plutôt régressions de la société ? La SNCF n’échappe pas aux dérives. Pour autant, elle porte une large part de responsabilité. Lorsque les gares sont déshumanisées, lorsque de plus en plus de trains circulent sans contrôleur, lorsque les agents sont invités à ne plus intervenir pour motif de paix sociale, lorsque qu’une forme de laxisme est délibérément installée, pour satisfaire de pseudos gains de productivité, nous tous finissons toujours par payer les pots cassés. Et le prix de cette fraude, des actes de malveillance et des dégradations, sera sans doute supérieur aux économies réalisées. En un an, certains Etablissements Commerciaux Train ont perdu 15 % de leurs effectifs… C’est dire l’investissement de l’entreprise dans la lutte contre la fraude ! Des économies qui vont sans doute se poursuivre si de moins en moins d’usagers seront appelés à acheter leur billet... et n'auront de fait plus besoin d'être contrôlés. Peut-être les cheminots seront-ils les derniers à payer leurs TGV, ceux-là même auquel leur Statut, lorsqu’il ressemblait encore à quelque chose, leur offrait la gratuité de l'accès aux trains …

Vous souhaitez défendre un autre syndicalisme à la SNCF ? Ni opportuniste, ni jusque-boutiste ? Contactez-nous, il reste encore quelques places sur nos listes électorales communes FiRST - FO - CFE CGC. Votre nom peut tout changer !

 

SNCF - AIR FRANCE : dialogue social... on en parle !

 

 

SNCF camionette.jpg

SNCF

16 juin 2014 :  Manuel Valls exclut de reporter l’examen de la réforme ferroviaire. Selon le Premier ministre, la grève à l’appel de la CGT, Sud, FO et FiRST n’est « pas utile et pas responsable ». Il ajoute « on n’en voit pas le sens alors que le dialogue est maintenu et que la porte du Gouvernement reste ouverte » et dénonce « le comportement inadmissible de certains grévistes ».

Dialogue maintenu ? Contrairement à ce qu’affirmaient à l’époque certains responsables du Gouvernement :

L’ensemble des syndicats n’avait pas été reçu, ni écouté par le Ministère des Transports. Premier mensonge.

Le Dialogue de l’époque se résumait à un monologue que se partageaient direction SNCF et Gouvernement : "la réforme est indispensable et ne sera pas modifiée". Second mensonge.

« Cette réforme maintien évidemment le statut des cheminots » (Valls) : faux et archi faux. La réglementation du travail, de même que le régime spécial de retraite, les facilités de circulations,... sont des composantes du statut. Or, la réglementation du travail (RH0077) a été abrogée par la réforme et sera immanquablement revue à la baisse dans le cadre de la future convention collective ferroviaire commune aux personnels de tous les opérateurs ! Troisième mensonge.

Une grève "irresponsable" ? Lorsque des acquis  des salariés sont frontalement attaqués, lorsque l’efficacité d’une entreprise sera lourdement handicapée par le retour d’une dette de près de 40 milliards d’euros dans sa comptabilité, lorsqu’une entreprise est éclatée en trois sous prétexte d’être réunifiée, où se situe l’irresponsabilité ?

Air France

maquette air france.jpgL’image de deux dirigeants en loques fait le tour de la planète. Le chef du gouvernement voit dans ces échauffourées « l’œuvre de voyous » et réclame à leur encontre des « sanctions lourdes ». Pas en reste, et paraphrasant le Général De Gaulle en 68, l’ancien chef de l’Etat évoque « la chienlit ». François Hollande dénonce pour sa part les « violences inacceptables ».

Air France, c’est : 8000 postes supprimés entre 2012 et 2014 Une nouvelle annonce de suppression de 2900 postes dont une majorité au sol. Et 5000 départs supplémentaires programmés après 2017 selon le Canard Enchainé. Tout cela avec une perspective de licenciements secs.

 

Air France, c’est pourtant, selon certains syndicats, une entreprise dont les chiffres sont dans le vert malgré la dette de 4,5 milliards d’euros. C’est aussi des personnels qui, pour certains, ont fait bondir la productivité de 23% en contrepartie de promesses de maintien de l’emploi. C’est aussi un syndicat corporatiste, celui des pilotes de lignes, à qui il est reproché de camper sur ses positions mais qui reproche exactement la même chose à sa direction. C’est enfin une direction dont le dialogue social se résume à un monologue répétitif, sans perspective d’évolution, et qui joue sur la division de son personnel pour mettre en œuvre sa politique de régression.

Et Valls qui en appelle à la responsabilité… Responsabilité, irresponsabilité… des termes qu’affectionnent les dirigeants lorsqu’ils les adressent à autrui. Nombre d’entre eux « oublient » pourtant leurs responsabilités écrasantes dans ce genre de situation : soutien au libéralisme économique, décisions politiques mettant en danger l’avenir des entreprises, promesses non-tenues, mensonges éhontés, trahisons de toutes sortes.

Si rien ne justifie l’agression de dirigeants d’entreprises, fussent-ils pour certains autistes, autoritaires ou cyniques, la peur qu’on a pu lire sur certains visages n’est rien à côté de la douleur que subissent au quotidien les salariés licenciés et celle des chômeurs privés d’autant d’emplois.

Etre responsable, n’est-ce pas avant tout être humain ?

 

 

SNCF : Et si vous vouliez changer ?

 

 

Une entreprise éclatée, des acquis menacés, des syndicats « représentatifs » divisés…

Et si vous vouliez changer ?

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Grève SNCF du 8 octobre : pas d'appel national de FiRST

 

 

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FiRST n’appellera pas, sur le plan national, les cheminots à faire grève pour les motifs suivants :

  • Le préavis à été déposé isolément et de manière délibérée par 2 syndicats de la SNCF, en relais à un mouvement interprofessionnel qui dépasse les intérêts des cheminots. Le mouvement n’est donc ni unitaire, ni ciblé sur la défense des intérêts des salariés de la SNCF.

 

  • Sur les 8 syndicats que compte l’Entreprise, seuls 2 à ce jour ont officiellement appelé à la grève. Dans ces conditions, la mobilisation ne peut être au rendez-vous. Une démonstration de faiblesse peut être dangereuse à la veille de l’ouverture des négociations sur la réglementation du travail des cheminots, dans le cadre des négociations sur la Convention Collective Ferroviaire.
  • Pour mobiliser sur le plan interprofessionnels, les organisations à l’origine du dépôt de préavis ont adapté leurs revendications aux préoccupations des cheminots. Sont ainsi mis en avant : la stagnation des rémunérations, les conditions de travail, la sécurité des circulations... Autant de sujets qui inquiètent légitimement, mais qui ne peuvent trouver de solution dans une action carrée aux revendications multiples. FiRST a toujours marqué son opposition aux journées de grève isolées fondées sur des préavis fourre-tout.
  • FiRST considère que les forces doivent être préservées pour 2016, année durant laquelle la réforme du système ferroviaire démontrera toute sa perversité. Une véritable unité syndicale sera alors de rigueur pour défendre ce qu’il reste des acquis des cheminots. Il sera également indispensable que d’ici là, les salariés cessent de soutenir massivement ceux qui les ont trahis ou d’autres qui, pour des intérêts internes, jouent la division et l'exclusion depuis quelques années.

 

 
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