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Grève SNCF du 8 octobre : pas d'appel national de FiRST

 

 

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FiRST n’appellera pas, sur le plan national, les cheminots à faire grève pour les motifs suivants :

  • Le préavis à été déposé isolément et de manière délibérée par 2 syndicats de la SNCF, en relais à un mouvement interprofessionnel qui dépasse les intérêts des cheminots. Le mouvement n’est donc ni unitaire, ni ciblé sur la défense des intérêts des salariés de la SNCF.

 

  • Sur les 8 syndicats que compte l’Entreprise, seuls 2 à ce jour ont officiellement appelé à la grève. Dans ces conditions, la mobilisation ne peut être au rendez-vous. Une démonstration de faiblesse peut être dangereuse à la veille de l’ouverture des négociations sur la réglementation du travail des cheminots, dans le cadre des négociations sur la Convention Collective Ferroviaire.
  • Pour mobiliser sur le plan interprofessionnels, les organisations à l’origine du dépôt de préavis ont adapté leurs revendications aux préoccupations des cheminots. Sont ainsi mis en avant : la stagnation des rémunérations, les conditions de travail, la sécurité des circulations... Autant de sujets qui inquiètent légitimement, mais qui ne peuvent trouver de solution dans une action carrée aux revendications multiples. FiRST a toujours marqué son opposition aux journées de grève isolées fondées sur des préavis fourre-tout.
  • FiRST considère que les forces doivent être préservées pour 2016, année durant laquelle la réforme du système ferroviaire démontrera toute sa perversité. Une véritable unité syndicale sera alors de rigueur pour défendre ce qu’il reste des acquis des cheminots. Il sera également indispensable que d’ici là, les salariés cessent de soutenir massivement ceux qui les ont trahis ou d’autres qui, pour des intérêts internes, jouent la division et l'exclusion depuis quelques années.

 

 

Brétigny : un rapport définitif sujet à caution

 

 

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Le Bureau d’Enquêtes sur les Accidents de Transport Terrestre a publié, le 18 septembre, son rapport définitif sur le déraillement du train Corail qui avait fait 7 morts et 70 blessés en juin 2013. Comme dans son rapport d’étape, publié il y a plus d’un an et demi, le BEATT stigmatise à juste titre le management interne de la SNCF. Il préconise notamment d’ améliorer la politique d’affectation des cadres dans les Etablissement en charge de la maintenance et de réduire le turn-over. Des mesures, fondées sur le bon sens, que la SNCF pourrait d’ailleurs étendre aux autres services… Sur le même registre, le BEATT recommande de mettre en place des "contrôles de l’état réel d’un échantillon d’équipements ayant fait l’objet d’interventions de surveillance ou d’entretien afin d’évaluer la pertinence des règles de maintenance et la qualité de leur mise en œuvre". Jusque là, FiRST ne peut qu’approuver le fait que les procédures, souvent devenues un fin en soi, soient réexaminées en fonction des contraintes réelles imposées par les lois de la mécanique.

 

En revanche, FiRST est plus réservée sur une autre recommandation : « faire vérifier régulièrement, par des audits externes, que l’évolution de l’âge moyen des différentes composantes du reseau ferré national est conforme aux orientations prises et que les moyens alloués à l’entretien sont cohérents avec les besoins ». De prime abord, cette orientation semble pertinente, voire séduisante. Sauf que l’expérience démontre de manière implacable les limites de cette approche. En effet, deux audits externes, l’un en 2005, l’autre en 2012, avaient alerté sur l’état du réseau classique SNCF. Par deux fois, des experts indépendants avaient souligné l’insuffisance des investissements, donc des moyens alloués à la maintenance du réseau. Ces constats n’avaient guère ému un Etat indifférent, qui avait laissé RFF et SNCF se débrouiller avec les moyens du bord (cliquez ici). Brétigny n'est-il pas  l’exemple flagrant de la dégradation du réseau ?

 

Rien ne sert de multiplier les diagnostics si, au final, l’absence d’investissement et le manque de moyens restent les règles. Et cette situation, loin d’évoluer, devrait encore se dégrader avec notamment la suppression de la taxe poids lourd, l’amputation du budget de l’AFITF (ici), les ardoises que l’Etat laisse à la SNCF (). Multiplier les médecins au chevet d’un malade ne constitue pas un traitement en soi… sauf peut-être un effet placebo bien inefficace sur le réseau !

 

 

Attentat Thalys : la demande de FiRST entendue

 

 

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Le studio mobile de France Info en Gare du Nord

 

Le  24 août 2015, quelques jours seulement après l’attentant heureusement raté du Thalys Amsterdam-Paris, FiRST était l’un des invités de la matinale de France Info. Amenés nous exprimer sur le contexte de cet attentat, nous avions regretté la polémique mettant en cause certains agents. Le contrôleur s'était, pour sa part, fait braquer. Et bien qu'ayant vu la mort de près, il avait agi avec professionnalisme. Un autre cheminot, hors service, contribuait à immobiliser l’auteur de la fusillade. Nous avons insisté sur l’importance de la présence humaine, dans les trains comme dans les gares, mais avons aussi relevé que les agents ne bénéficiaient d’aucune formation leur permettant de réagir au mieux face à une tentative d’attentat. Et pour cause : le mode opératoire n’avait pas connu de précédent.

Nous avons demandé la mise en œuvre d’une formation simple, portant exclusivement sur les réflexes et réactions à adopter par le personnel face à une tentative d’attentat. Bien sûr, les cheminots ne pourront éviter le pire, face à des individus déterminés et armés. Mais un comportement adapté peut être gage de meilleure efficacité avant, pendant et après un acte grave.

Thalys pourrait concrétiser cette demande FiRST. Un rapport interne, à paraître, irait dans ce sens.  Selon une dépêche AFP daté du 16 janvier, les agents, roulants comme sédentaires, pourraient être formés à la gestion de la panique et des situations de dangers. Une mesure que FiRST souhaiterait bien sûr voir étendue à l’ensemble du personnel susceptible d’être confronté à des actes terroristes.

 

 

SNCF : Le Flash FiRST de septembre est paru

SNCF : Le Flash FiRST de septembre est paru

 

 

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Haro sur le Code du Travail, fortes interrogations sur les 35 heures,… FiRST revient sur la conférence de rentrée du Président de la République. Pas touchés, les cheminots ? Les propos rassurants de certains ne convainquent plus, à raison. Le droit du travail des cheminots s’alignera peu à peu sur le droit commun. Et si ce dernier est érodé, les cheminots ne seront pas épargnés. A lire, "Réforme du droit du travail, attention, danger".

 

pharmacie1.jpgFiRST revient aussi sur la mise en service de Ouibus, filiale de la SNCF en concurrence avec les Intercités, sur le développement du TGV 3ème classe Ouigo… Et sur une mesure pratiquement passée inaperçue, relevant presque de l’escroquerie : une montant supplémentaire accordé aux pharmaciens sur chaque boite de médicament depuis janvier 2015… pour rémunérer leur professionnalisme !

Téléchargez le Flash FiRST : cliquez ici

 

 

Fret SNCF : le vert est dans le fruit

 

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Qui ne se souvient pas des Grenelles de l’Environnement, ces grandes rencontres ultra-médiatisées censées promouvoir des modes de transports alternatifs à la route ? Des réunions qui se sont poursuivies sur le terrain, mais qui à part avoir occupé quelques bobos, n’ont débouché sur rien de concret. Et pour mémoire, la SNCF avait supprimé prêt de 200 gares fret quelques jours après le lancement de cette grand’messe.

tapis vert elysée.jpgNouvel effet médiatique le 10 septembre : François Hollande présente à quelques 400 invités la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. Et pour marquer le coup, le tapis rouge de l’Elysée a été remplacé par un tapis vert. Sauf que pour les cheminots, le « tapis vert » est signe de sanction et pour Fret SNCF, la couleur verte n’a pas porté bonheur ! Encore un amuse- bobos de plus ?

 

SNCF : la période estivale laisse la place à la période électorale

Pour ceux qui ont eu la chance de partir, le souvenir des vacances est déjà loin. La période estivale a été ponctués par quelques faits d’actualité.

Corail Intercité modif.jpgTout d’abord, le report de décisions. A la suite du rapport Duron, le Gouvernement et la SNCF étaient censés annoncer les principales décisions touchant à l’avenir des Intercités « avant la fin du mois de juin ». Ce sera finalement en 2016. Sans doute la mobilisation des élus régionaux et locaux, des associations d’usagers et des syndicats de cheminots, dont FiRST, y ont été pour quelque chose. Et puis, 2016, c’est proche de 2017. Une échéance peu propice à l’annonce de mauvaises nouvelles. Les Corail connaîtront-il un sursis ?

Pour sa part, la loi Macron a été officiellement adoptée à la hussarde le 10 juillet. Son 5èmacron.jpgme article modifie le code des transports de manière à libéraliser le transport par autocar. Les entreprises de transport public routier pourront donc, dès la parution des décrets d’application, assurer des services réguliers interurbains. Une concurrence frontale avec le train, les Intercités tout d’abord mais aussi certains TER et TGV. C’est tout le système ferroviaire qui s’en trouve fragilisé.

 

calberson.jpgLa SNCF, l’un des plus gros transporteurs routiers de fret, ne sera pas en reste. Sa filiale IDBus, rebaptisée Ouicar, compte ouvrir 130 liaisons en 2016 afin de relier 46 villes. L’annonce officielle a été faite le 3 septembre, avec à la clé la promesse de créer 300 emplois. Une partie dans la filiale, l’autre induite dans la sous-traitance… mais combien, à terme, d’emplois de cheminots supprimés ? Au fret, l’ouverture du réseau à la concurrence a sans doute créé quelques emplois chez les opérateurs privés mais supprimé plus de 10 000 à la SNCF !

 

pepy petit train.jpgOn comprend mieux l’intérêt de la SNCF pour les moyens de transports alternatifs au rail lorsque le Président lui-même avoue le 17 août au Financial Times n’avoir « aucune passion pour les trains ». Ce n’est pas un scoop en soi, car il ne s’en était jamais caché en interne. Mais le fait de l’avouer publiquement révèle qu’aujourd’hui, l’affaiblissement du rapport de force autorise la tenue en public de propos qui, hier encore, auraient déclenché un ras de marée.

 

Parmi les annonces estivales, l’extension de l’offre Ouigo aux gares de Tourcoing, TGV logo ouigo.pngHaute Picardie, Nantes, Rennes, Le Mans, Angers, Roissy Charles de Gaulle TGV et Massy TGV. Un moyen, selon la SNCF, de lutter contre le co-voiturage. Ce TGV troisième classe offrira des services de confort spartiates mais à prix réduit. De quoi séduire une partie de la clientèle. Elément positif : Ouigo n’est pas une filiale mais appartient bien à la maison mère. Point négatif : les billets ne seront pas en vente aux guichets, ce qui est toujours condamnable.

 

attentat-Thalys.jpgMais l’on retiendra aussi de cette période estivale l’attentat – avorté – du Thalys Amsterdam-Paris . Le 21 août, un terroriste islamiste lourdement armé ouvre le feu dans le train. La réaction héroïque de passagers et de cheminots à bord limiteront les dégâts à quelques blessures, dont certains graves mais pas mortelles. Le bain de sang a été évité de justesse. Mais jusque quand ? FiRST a soutenu les appels à la vigilance et réclamé les moyens humains nécessaires à lutter contre la menace terroriste.

 

urne.pngMoins populaires sont sans doute rencontres et autres audiences sur les futures élections professionnelles. Les premiers échanges sur la question avaient été particulièrement houleux entre syndicats « représentatifs » et syndicats « représentatifs » et direction (ici). La loi permet la négociation d’accords d’entreprise entre seuls « représentatifs » et direction sur des périmètres électoraux qui touchent pourtant à l’avenir de l’ensemble des syndicats. Mais l’arrangement entre amis n’a pu avoir lieu. Ce que les uns ont négocié et validé a été dénoncé par les autres. S’ajoute à cela des procédures menées devant la justice. Rien ne garantit que les élections professionnelles, programmées par l’Entreprise le 19 novembre, auront bien lieu à cette date !

 

Pour sa part, FiRST n’est partie prenante de ces élections que pour le rôle qu’elle pourrait logo first.jpgen tirer au service des cheminots. FiRST ne s’investit pas dans des querelles qui la dépasse, et dont les intérêts ne sont pas toujours ceux des salariés. FiRST poursuit son action syndicale et échafaude, avec des partenaires FO et le SNPEF CFE-CGC ses listes de candidats. A la division, nous répondons par l’union. Les cheminots qui le souhaitent, et qui partagent nos idéaux, sont encore susceptibles d’être ajoutés à certaines listes encore ouvertes. Il n’est pas indispensable d’être syndiqué ! Ainsi, nous pourrions drainer le maximum de voix indispensables à atteindre le seuil des 10 %. Etre candidat, c’est défendre le pluralisme syndical, refuser la contestation  systématique ou l’accompagnement béat. C’est militer pour un vrai syndicalisme d’union à la SNCF !

N'hésitez pas à nous contacter !

 

La concurrence va bon train...

performance-rail-fret-ferroviaire.png

Alors que la SNCF est sur le point de révéler à la presse ses grandes orientations de rentrée, FiRST a tenu a dresser un nouveau bilan des politiques qui au fil des jours ruinent le rail français. La concurrence ferroviaire devait sauver le fret. Elle a accéléré sa chute...

Les décrets d’application de la loi Macron, passée aux forceps, sont en cours d’élaboration.  Le rapport Duron préconise de nombreux transferts d’Intercités sur route… Tandis que sur les relations Voyageurs restantes, des opérateurs privés risquent de débarquer bientôt…

A part cela, en France, on aime les moyens de transports écologiques....

 

En savoir plus en lisant le tract FiRST (JMR) : cliquez ici

 
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