Ségolène Royale et la tarification SNCF : le « mauvais signal », c’est elle !

Démagogie, inconscience, incompétence manifeste ? Ségolène cumule avec délectation tous ces défauts. Elle les assume avec fierté ou arrogance. Certains se rappelleront sans doute le niveau des interventions du Ministre de l’environnement, alors candidat à la Présidentielle, face à un Nicolas Sarkozy déchaîné, roublard, sachant dire à chacun ce qu’il voulait entendre pour mieux l’abuser… Mais lui, au moins, il connaissait ses dossiers !

 

C’est sans doute avec colère - saine ou pas -, que les usagers et observateurs du rail ont assisté médusés aux nouvelles élucubrations de leur Ministre. La hausse du billet de train serait donc, selon Royal, un "mauvais signal" ?! Que penser alors de la hausse de la TVA de 3 % à l’initiative de sa propre Majorité début 2014 ? Pour mémoire, la TVA sur les billets s’élevait à 5,5 % jusqu’en 2011, puis est passée à 7 % pour atteindre 10 % au 1er janvier 2014. Pour ne pas alourdir l’addition, la SNCF n’avait répercuté que cette hausse, prenant à sa charge une inflation à 1 %.

 

La hausse de la TVA est donc responsable, à elle seule, d’une hausse du prix des billets de trains de 4,5 % en quatre ans. Comme si cela ne suffisait pas, la même Ségolène, toujours par lâcheté et démagogie, avait enterré l’ « Ecotaxe ». La suppression de la taxe poids lourds, pour l’appeler par son nom, prive notamment le chemin de fer des ressources indispensables à sa maintenance et à son développement. Et d'ajouter à cette privation d'actifs le retour de la dette infrastructure dans le giron de la SNCF à travers la réforme ferroviaire défendue par le même Ministère l'été dernier...

 

Peut-on alors légitimement reprocher à une  SNCF étranglée de toutes parts de rechercher les financements indispensables à la poursuite de ses activités ? Le Gouvernement, et pourquoi pas Ségolène elle-même, ne seraient-ils pas les premiers à pointer du doigt les mauvaises performances de l’entreprise publique, même lorsqu'ils en sont les premiers responsables ? La mauvaise foi n'a plus de limite. Elle n’épargne pas le représentant d’un syndicat qui, ce matin, considérait que la SNCF devait être « rentable »… alors que les positions adoptées par son organisation aboutissent justement à l'assommer sous de nouvelles contraintes.

 

« C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui ! ». J’ai mis du temps à comprendre le sens caché de cette phrase obscure dont la paternité revient à un humoriste du web. Grâce à Ségolène et à ses complices, mon esprit s’éclaire. Ceux qui revendiquent ouvertement le n’importe quoi sont désormais n’importe qui, et ils sont de plus en plus nombreux. De quoi gâcher un peu ce début 2015. Vade retro Ségo !

 

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