SNCF : la période estivale laisse la place à la période électorale

Pour ceux qui ont eu la chance de partir, le souvenir des vacances est déjà loin. La période estivale a été ponctués par quelques faits d’actualité.

Corail Intercité modif.jpgTout d’abord, le report de décisions. A la suite du rapport Duron, le Gouvernement et la SNCF étaient censés annoncer les principales décisions touchant à l’avenir des Intercités « avant la fin du mois de juin ». Ce sera finalement en 2016. Sans doute la mobilisation des élus régionaux et locaux, des associations d’usagers et des syndicats de cheminots, dont FiRST, y ont été pour quelque chose. Et puis, 2016, c’est proche de 2017. Une échéance peu propice à l’annonce de mauvaises nouvelles. Les Corail connaîtront-il un sursis ?

Pour sa part, la loi Macron a été officiellement adoptée à la hussarde le 10 juillet. Son 5èmacron.jpgme article modifie le code des transports de manière à libéraliser le transport par autocar. Les entreprises de transport public routier pourront donc, dès la parution des décrets d’application, assurer des services réguliers interurbains. Une concurrence frontale avec le train, les Intercités tout d’abord mais aussi certains TER et TGV. C’est tout le système ferroviaire qui s’en trouve fragilisé.

 

calberson.jpgLa SNCF, l’un des plus gros transporteurs routiers de fret, ne sera pas en reste. Sa filiale IDBus, rebaptisée Ouicar, compte ouvrir 130 liaisons en 2016 afin de relier 46 villes. L’annonce officielle a été faite le 3 septembre, avec à la clé la promesse de créer 300 emplois. Une partie dans la filiale, l’autre induite dans la sous-traitance… mais combien, à terme, d’emplois de cheminots supprimés ? Au fret, l’ouverture du réseau à la concurrence a sans doute créé quelques emplois chez les opérateurs privés mais supprimé plus de 10 000 à la SNCF !

 

pepy petit train.jpgOn comprend mieux l’intérêt de la SNCF pour les moyens de transports alternatifs au rail lorsque le Président lui-même avoue le 17 août au Financial Times n’avoir « aucune passion pour les trains ». Ce n’est pas un scoop en soi, car il ne s’en était jamais caché en interne. Mais le fait de l’avouer publiquement révèle qu’aujourd’hui, l’affaiblissement du rapport de force autorise la tenue en public de propos qui, hier encore, auraient déclenché un ras de marée.

 

Parmi les annonces estivales, l’extension de l’offre Ouigo aux gares de Tourcoing, TGV logo ouigo.pngHaute Picardie, Nantes, Rennes, Le Mans, Angers, Roissy Charles de Gaulle TGV et Massy TGV. Un moyen, selon la SNCF, de lutter contre le co-voiturage. Ce TGV troisième classe offrira des services de confort spartiates mais à prix réduit. De quoi séduire une partie de la clientèle. Elément positif : Ouigo n’est pas une filiale mais appartient bien à la maison mère. Point négatif : les billets ne seront pas en vente aux guichets, ce qui est toujours condamnable.

 

attentat-Thalys.jpgMais l’on retiendra aussi de cette période estivale l’attentat – avorté – du Thalys Amsterdam-Paris . Le 21 août, un terroriste islamiste lourdement armé ouvre le feu dans le train. La réaction héroïque de passagers et de cheminots à bord limiteront les dégâts à quelques blessures, dont certains graves mais pas mortelles. Le bain de sang a été évité de justesse. Mais jusque quand ? FiRST a soutenu les appels à la vigilance et réclamé les moyens humains nécessaires à lutter contre la menace terroriste.

 

urne.pngMoins populaires sont sans doute rencontres et autres audiences sur les futures élections professionnelles. Les premiers échanges sur la question avaient été particulièrement houleux entre syndicats « représentatifs » et syndicats « représentatifs » et direction (ici). La loi permet la négociation d’accords d’entreprise entre seuls « représentatifs » et direction sur des périmètres électoraux qui touchent pourtant à l’avenir de l’ensemble des syndicats. Mais l’arrangement entre amis n’a pu avoir lieu. Ce que les uns ont négocié et validé a été dénoncé par les autres. S’ajoute à cela des procédures menées devant la justice. Rien ne garantit que les élections professionnelles, programmées par l’Entreprise le 19 novembre, auront bien lieu à cette date !

 

Pour sa part, FiRST n’est partie prenante de ces élections que pour le rôle qu’elle pourrait logo first.jpgen tirer au service des cheminots. FiRST ne s’investit pas dans des querelles qui la dépasse, et dont les intérêts ne sont pas toujours ceux des salariés. FiRST poursuit son action syndicale et échafaude, avec des partenaires FO et le SNPEF CFE-CGC ses listes de candidats. A la division, nous répondons par l’union. Les cheminots qui le souhaitent, et qui partagent nos idéaux, sont encore susceptibles d’être ajoutés à certaines listes encore ouvertes. Il n’est pas indispensable d’être syndiqué ! Ainsi, nous pourrions drainer le maximum de voix indispensables à atteindre le seuil des 10 %. Etre candidat, c’est défendre le pluralisme syndical, refuser la contestation  systématique ou l’accompagnement béat. C’est militer pour un vrai syndicalisme d’union à la SNCF !

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