SNCF : Flixbus lance des cars sur moins de 100 km

 

 

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Interpellé par FiRST sur l’avenir des TER et autres TET face à la libéralisation de relations de cars sur des distances moyennes, Guillaume Pepy, de passage à Strasbourg, répondait : « on n’était pas demandeur. On s’est battu pour obtenir une distance minimale de 200 km. 100 km ont été accordés, on a perdu » (cliquez ici). Effectivement, on a perdu mais beaucoup plus que ce que l’on pense ! En effet, pour être précis, la « distance minimale de 100 km » ne constitue pas un seuil en deça duquel le marché n’a pas été libéré, mais la distance au delà de laquelle un un transporteur est dispensé déclaration  préalable à l’Arafer (successeur de l'Araf).

 

En clair, le transport par autocar a été entièrement libéré par Macron, quelle que soit la longueur du trajet. Ci celui-ci est inférieur à 100 km, une la seule contrainte : le déclarer à l'Arafer. Une facilité dont  Flixbus vient de s'emparer. L'opérateur allemand vient de transmettre trois projets de liaisons autocars de moins de 100 km à l’Arafer : Limoges -  Brive la Gaillarde, aller et le retour, et Lons le Saunier -Dijon. A charge pour l'ancien « gendarme du rail » de publier ces projets sur son site. Les Autorités Organisatrices des transports, Conseils Régionaux ou départementaux, disposent alors de deux mois pour limiter ou interdire ce nouveau type de relation, si « une atteinte substantielle à l’équilibre du service public existant » peut-être démontrée.

 

Il sera intéressant d’observer l’attitude des AO face à la multiplication de ce type de demandes. Pour sa part, l’Association des Régions de France fut la première à dégainer… contre la SNCF pour dénoncer la riposte menée par l'opérateur public SNCF avec l’appui de son TGV low-coast OUIGO et de sa filiale de cars OUIBUS face à la nouvelle concurrence routière (cliquez ici). Des Régions de plus en plus agressives envers l’opérateur national, oubliant que les difficultés que ne manqueront pas de rencontrer les TER et TET trouvent leur cause dans la décision d’un Gouvernement… du même bord  que la majorité d’entre-elles !

 

FiRST ne manquera pas de confronter autant que nécessaire les responsables du déclin du rail, quels qu'ils soient, à leurs responsabilités.

En 2013, déjà, les Régions ne cachaient plus leur volonté de s'affranchir de la SNCF pour une partie des dessertes régionales : je t'aime, moi non-plus : cliquez ici

 

 

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