Budget SNCF 2016 : les cheminots paient la réforme au prix fort

 

 

suppression emplois.jpgCertains affirmeront, à juste titre, que la SNCF supprime des postes depuis qu’ elle existe, que ce n’est pas une nouveauté en soi... Depuis 2003, 25 000 emplois ont ainsi disparu. Le budget effectif 2015 prévoyait la suppression de 1100 postes, comme en 2014. Celui de 2016, présenté officiellement aujourd'hui, évoque quant à lui la suppression de 1400 emplois, soit 300 de plus que l’année dernière. Le nombre de cheminots devrait donc plonger cette année sous la barre des 150 000 (148 057). Proportionnellement, ces suppressions d’emplois sont bien plus importantes que celles des années précédentes, car à mettre en rapport avec un effectif en baisse d’une année à l’autre, malgré l’apport artificiel lié à l’intégration des quelque 1500 employés de RFF suite à la réforme du système ferroviaire.

 

baisse couts.jpgLa SNCF a donc toujours supprimé du personnel, mais cette fois, c’est indéniable, elle met le pied sur l’accélérateur. Pour FiRST, c’est loin d’être une surprise en soi. Ces « gains de productivité » sont les efforts imposés aux cheminots par la réforme du système ferroviaire votée en 2014 sous un gouvernement « de Gauche », élaborée par la Droite, et soutenue par les 2 syndicats d’accompagnement de la SNCF. Eux-mêmes d’ailleurs récemment confortés dans leurs orientations par le vote de nombreux cheminots. A la veille de cette réforme, le Président de la SNCF annonçait déjà la couleur : un programme de « performance » se traduisant par 700 millions d’économies, 500 autres millions espérés grâce à la fusion de la SNCF et de RFF… A cela il faudra bientôt y ajouter les « gains de productivité » liés à la disparition du RH 0077 et à la mise en œuvre d’une réglementation du travail moins contraignante.

 

bébé terrorisé.jpgMalgré tout cela, ou plutôt grâce à cette politique de restrictions et de recul sociaux, l’Entreprise est dans le vert depuis des années. En 2014, elle affichait un résultat net de plus de 600 millions d’euros… alors que la dette du rail, intégralement reportée sur la SNCF la même année, avoisine les 40 milliards d’euros. En comptabilité, c’est comme avec la SNCF, tout est possible. Surtout lorsque les cheminots sont invités à payer une grosse part de l’addition. Que la Direction SNCF se rassure, du côté de ceux qui ont validé sa réforme en la soutenant, ou de ceux qui n’ont même pas fait l’effort de se prononcer aux dernières élections professionnelles, elle ne devrait, logiquement, rencontrer ni résistance ni récrimination. Mais si la politique de FiRST vise à rester cohérente à court, moyen et long terme, ce ne sera pas forcément le cas pour tout le monde. Peut-être même que les principaux responsables de ces suppressions d’emplois seront les premiers à pousser des cris de vierges effarouchées. L’avenir nous le dira.

 

 

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