SNCF, KESKISPAS FiRST : mobilisation, portiques, agression contrôleur, coût attentats

 

 

L'actualité ferroviaire vue par FiRST

 

Mobilisations : 9 et 31 mars… Et ça continue

Les cheminots se sont mobilisés à deux reprises, notamment pour défendre leur réglementation du travail. Ils ne sont pas les seuls à subir des tentatives de remise en cause de leurs acquis. Le projet de loi « El Khomri » constitue, en l’état, une réelle menace pour les salariés du privé comme du public. Pour le Ministre du Travail, « cette loi est faite pour les jeunes ». Le même argumentaire avait servi à Dominique de Villepin en 2005 pour défendre le CPE et à Edouard Balladur en 1994 pour promouvoir le SMIC jeune. Deux projets avortés.

manif jeunes El Khomri.jpgA ce jour, 78 % des jeunes sont opposés au projet de loi. Hier, ce sont pas moins de 24 000 personnes (selon le Ministère de l’Intérieur) qui ont défilé dont une majorité de jeunes, alors que débutait l’examen du texte en commission de l’Assemblée Nationale.

La mobilisation se poursuit.

  • Rappel

Le 9 mars, FiRST et 5 autres syndicats appelaient les cheminots à faire grève face aux menaces qui pèsent sur la réglementation du travail. A ce jour, le « décret socle » qui doit servir de base à la réglementation commune aux salariés des opérateurs ferroviaires n’est toujours pas promulgué, alors que le taquet, pour négocier les nouveaux textes, est fixé au 30 juin. Par ailleurs, la version 2 du projet de décret constitue un réel recul par rapport au RH 0077 !

Taux de participation : 37,5 %

Le 31 mars, FiRST soutenait de nouveau les cheminots impliqués dans l’action. FiRST regrette cependant le manque d’unité des 2 mouvements, délibérément organisés dans la division syndicale. De plus, les syndicats d’accompagnement n’ont pas appelé à la mobilisation pour la seconde action, alors que la menace demeure identique.

Taux de participation : 26,6 %

 

Polémique sur les portiques

 

Portiques thalys.jpgPortiques ou pas portiques dans les gares ? De nombreux responsables politiques s’étaient exprimés en faveur de la généralisation des portiques de sécurité dans l’ensemble des gares SNCF. Une totale ineptie en regard du nombre de gare, de quais, d’installation et d’accès à protéger et de coût exorbitant. De récentes déclarations de Guillaume Pepy, sur l’efficacité des portiques, ont jeté le trouble. La presse en a conclu que les projets étaient abandonnés, avant d’être démentie… par la SNCF. Une entreprise qui, comme certains politiques, entretient délibérément une confusion entre portiques anti-fraude, portiques de sécurité avec ou sans détecteur d’explosifs… Pour tenter d’éteindre la polémique, la SNCF a annoncé le déploiement d’agents en civil armés dans les train… L’histoire ne dit pas de quelle arme ils seront pourvu ! A lire, "les portiques restent à quai".

 

3 mois de prison et 3000 euros d’amende pour l’agression d’un contrôleur

 

punching ball.jpgEarvin Ngapeth, sacré meilleur joueur de la ligue mondiale, vient d’être condamné pour avoir frappé un contrôleur en juillet 2015. Il aurait demandé au cheminot de retarder le départ du TGV Paris-Bordeaux. L’ASCT explique pour sa part que le frère du célèbre volleyeur avait tenté de bloquer la porte du train. Le ton était ensuite monté, Ngapeth assénant un coup de poing à l’agent, et lui envoyant au visage le journal « L’Equipe » dont il faisait la une. La Justice a remis les pendules à l’heure.

 

La SNCF chiffre le coût des attentats à 50 millions d’euros

 

Guillaume Pepy a chiffré l’impact des attentats de Paris et Saint Denis à 50 millions d’euros. Il souligne que les marchés Thalys et Eurostar avaient reculé l’an dernier, et qu’il espère un retour à la normale pour cette année.

 

 

Vous devez être enregistré(e) pour poster un commentaire.

Flash FiRST info's
Compteur de visites
www.joomlatutos.com
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
mod_jts_counterstats
Il y a 1 utilisateur en ligne
-
1 invité