Grève SNCF : 25 % de participants selon la Direction

 

 

Il s’agit, pour l’instant, d’une première estimation. A comparer avec les taux de participation aux mouvements du 9 mars : plus de 37 % à l’appel de CGT-CFDT-UNSA-SUD-FO-FiRST et du 31 mars : plus de 26 % à l’appel de CGT-SUD-FO et avec un soutien de FiRST aux cheminots dans l’action.

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Cette fois, c’était de nouveau CGT-CFDT-UNSA-SUD FiRST et FO qui appelaient les cheminots à se mobiliser. Pour autant, ce mouvement n’avait rien d’unitaire car délibérément organisé, comme depuis plusieurs années, par certaines organisations syndicales sectaires et divisées.

S’il peut y avoir débat sur la véracité des chiffres, FiRST est en droit de pointer les éléments défavorables à une mobilisation efficace :

  • Manque d’unité syndicale : FiRST a pour sa part toujours considéré que l’union syndicale faisait partie des devoirs des organisations lorsque les enjeux majeurs des salariés sont en jeu. FiRST déplore que les syndicats dit « représentatifs » ne partagent pas la même vision.

 

  • Absence de lisibilité politique : à la division syndicale s’ajoutent les confusions liées à des mots d’ordres différents, voir multiples. Pour être efficace, une action doit être ciblée sur un sujet précis, en l’occurrence la défense de la réglementation du travail des cheminots de la SNCF.
  • Absence de stratégie sur le long terme : La réforme de 2014 abroge la réglementation du travail des cheminots SNCF. Une véritable mobilisation unitaire, organisée sur la base d’un seul mouvement reconductible, aurait pu permettre de faire reculer le Gouvernement à temps. Mais à cette époque, les divisions entre puissants syndicats, et atermoiements puis accompagnement du texte par d’autres ont ruiné toute perspective d’action efficace.
  • Incohérence de certaines politiques syndicales : la réforme de 2014 avait pour but, notamment, de niveler vers le bas les acquis des cheminots de la SNCF. La Direction ne s’en était pas cachée. Pour autant certains syndicats ont délibérément soutenu le texte pour aujourd’hui jouer les vierges effarouchées quant à ses conséquences. Quelle crédibilité les cheminots peuvent-ils accorder à ses syndicats qui les appellent aujourd’hui à faire grève contre les conséquences prévisibles de leurs propres décisions ?
  • La succession de grèves carrées tue la mobilisation. FiRST rappelle qu’en 2010, 2 puissantes confédérations largement bénéficiaires des nouvelles règles de représentativité syndicale avaient délibérément tué la mobilisation des salariés contre une nouvelle réforme du régime général de retraite en multipliant les mouvements isolés. Un renvoi d'ascenceur au Gouvernement. FiRST constate qu’une nouvelle fois, des grèves « carrées » sont successivement programmées, au risque de saborder toute tentative d’organiser une mobilisation sur le long terme. Est-ce le but ?

 

Pour conclure, FiRST remercie les cheminots ayant répondu à son appel. Eux sont allés jusqu’au bout de leur investissement dans la défense des acquis.

Une nouvelle fois, FiRST en appelle à l’union et invite les autres organisations syndicales à s’inspirer de l’attitude des représentants patronaux : UTP en ce qui concerne les négociations actuelles, MEDEF pour ce qui concerne le droit commun. Les patrons, si souvent critiqués, savent se serrer les coudes lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts… au détriment des salariés !

 

 

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